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  Introduction

En 2024, les animaux de compagnie faisaient partie intégrante de la vie de 61 % des foyers français. Avec 79 millions d’animaux estimés, dont 16,6 millions de chats et 9,9 millions de chiens. Ces compagnons du quotidien sont bien plus que de simples présences : ils sont des miroirs des dynamiques familiales, parfois même des sentinelles silencieuses des violences qui se jouent derrière les portes closes.

Cette même année, 9 500 signalements ont été enregistrés via le portail MaSécurité, aboutissant à 5 800 procédures judiciaires. Des nombres qui ne représentent qu’une infime partie de la réalité. Les signalements transmis aux associations, aux Directions Départementales de la Protection des Populations (DDPP), ou ceux détectés par les vétérinaires ne sont pas inclus dans ce bilan, car les différents dispositifs ne communiquent pas entre eux, laissant des milliers de cas de maltraitance dans l’ombre.

Pour s’en convaincre, un calcul suffira : en rapportant ces 9 500 signalements aux 26,5 millions de chiens et chats détenus en France, on obtient un taux apparent de maltraitance de moins de 0,04 %. Un chiffre dérisoire, qui en dit long sur l’ampleur de la sous-déclaration.

Une autre souffrance prend une dimension encore plus glaçante : en 2024, 243 054 personnes victimes de violences physiques ou sexuelles ont été enregistrées dans la sphère familiale par les forces de sécurité.

Deux réalités, deux maltraitances — humaines et animales — qui, loin d’être isolées, sont souvent liées. Depuis les années 1980, la science le confirme : les violences ne s’exercent pas de manière aléatoire. Elles s’inscrivent dans un même écosystème familial, frappant souvent simultanément les êtres les plus vulnérables : les femmes, les enfants… et les animaux.

Ce phénomène, aujourd’hui reconnu sous le nom de « Link », révèle une vérité dérangeante : la cruauté envers un animal est rarement un acte isolé. Elle est le plus souvent le symptôme ou le prélude de violences plus larges, qui touchent l’ensemble du foyer.

 

 

  1. Le Link : Origine du concept

Le terme « Link » désigne la corrélation observée entre la cruauté envers les animaux et d’autres formes de violences intrafamiliales.

 

Formalisé dans les années 1990 par l’American Humane Association, le « programme Link® » repose sur trois piliers fondateurs :

· Fonder un cadre scientifique : analyser comment la cruauté animale peut révéler ou annoncer des violences envers des humains.

·  Sensibiliser les acteurs de terrain : former les forces de l’ordre, vétérinaires, enseignants et travailleurs sociaux.

· Favoriser la coopération inter-services : briser les silos entre services de protection animale, institutions judiciaires et acteurs sociaux.

 

Depuis sa formalisation, plus de 350 études publiées dans des revues à comité de lecture ont confirmé cette corrélation.

 

 

  2. Le cadre juridique

La France dans le monde : en retard mais en mouvement

La France accuse un retard significatif sur les pays anglo-saxons dans la prise en charge institutionnelle du Link. Ce retard s’explique par une évolution culturelle qui prend du temps.

 

La méta-analyse de Cleary et al. (2021), qui a sélectionné les 30 études les plus rigoureuses parmi 427, est éclairante : sur ces 30 études, 20 proviennent des États-Unis, 4 d’Australie, 1 du Canada, 1 d’Irlande, 1 du Royaume-Uni, 1 du Brésil, 1 des Bahamas. Aucune étude française. La France ne produit pas encore de recherche publiée sur le sujet.

Les pays en avance : 10 à 15 ans d’écart

 

· États-Unis : intégration de la maltraitance animale dans la classification nationale des crimes (FBI, 2016). Cross-reporting autorisé et pratiqué dans de nombreux États depuis les années 2000.

 

·  Royaume-Uni : les services de protection de l’enfance et de protection animale travaillent ensemble via un cross-reporting systématique. Lors de la No More Week contre les violences domestiques, de nombreuses associations vétérinaires ont intégré des « espaces sécurisés en ligne » permettant aux victimes d’accéder à des ressources spécialisées sans laisser de trace numérique.

 

· Australie, Nouvelle-Zélande, Irlande : les vétérinaires rapportent que dans un cas de maltraitance animale sur huit à un cas sur cinq, ils suspectaient ou savaient qu’il y avait au sein du foyer des violences domestiques. Parmi les cas australiens, 41 % impliquaient des mineurs. Ces pays ont intégré la maltraitance animale comme signal d’alerte systématique dans leurs protocoles de protection de l’enfance.

 

· Canada : protocole de recueil de la parole des enfants enseigné aux vétérinaires. Coordination formalisée entre services sociaux et protection animale.

 

· Écosse : dispositif législatif spécifique intégrant la maltraitance animale dans les indicateurs de risque de violences intrafamiliales, avec obligation de signalement croisé pour les professionnels concernés.


La France avance : des dispositifs pionniers

La volonté existe. Le cadre se construit. Depuis 2022, trois structures spécialisées ont été créées au sein des parquets français, avec un même objectif : croiser les signalements de maltraitance animale avec les indicateurs de violences intrafamiliales.


Le PEMA :

Pôle Environnement et Maltraitance Animale, créé le 1er septembre 2022 au parquet général de Toulouse (Haute-Garonne, Tarn, Ariège, Tarn-et-Garonne). Réunit magistrats, enquêteurs, vétérinaires et travailleurs sociaux. Dès la première année : 53 chiens saisis. Les signalements ont augmenté de 65 % depuis sa création.

 

“ Lorsqu’un enfant commet des violences sur un animal, on sait que cela peut être lié à des problématiques de violences dont il aurait pu être témoin ou victime

— Nicolas Jacquet, procureur général, PEMA (AFP / CNEWS, 17 mars 2025)

 

Le COLDEN :

Comité de Lutte contre la Délinquance Environnementale liée à la maltraitance animale, créé en septembre 2023 au sein du parquet général de la cour d’appel de Lille, à l’initiative de la procureure générale Carole Étienne. C’est le deuxième dispositif de ce type en France, après le PEMA.

Le COLDEN a une approche légèrement différente en intégrant explicitement la dimension “délinquance environnementale” dans son intitulé, ce qui élargit son champ au-delà de la seule maltraitance animale domestique (trafics d’espèces, conditions d’élevage…).

 

Le PEMA et le COLDEN visent le même objectif : croiser les signalements de maltraitance animale avec les indicateurs de violences intrafamiliales, réunir magistrats, enquêteurs, vétérinaires et travailleurs sociaux autour d’un même dossier, et impulser une politique pénale active sur leur ressort.

 

À ce jour, avec la CLUMA, Cellule de Lutte contre la Maltraitance Animale, créée en 2024 au sein du parquet général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, à l’initiative du procureur général Franck Rastoul, le même magistrat qui avait créé le PEMA à Toulouse avant sa mutation, ce sont 3 cours d’appel sur 36 en France métropolitaine qui disposent d’un tel dispositif.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

La DNLMA :

Division Nationale de Lutte contre la Maltraitance Animale, créée le 1er janvier 2023, opérationnelle depuis août 2023. 15 spécialistes dont un vétérinaire. Procédure unifiée : chaque dossier comprend un sous-dossier maltraitance animale et un sous-dossier maltraitance humaine. En 2024 : 4 500 agents formés, 9 500 signalements, 5 800 procédures judiciaires. Elle est rattachée à l’OCLAESP, Office Central de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et à la Santé Publique au sein de la Gendarmerie nationale, basée à Arcueil.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

“ Nous englobons désormais tous les faits constatés dans un foyer dans une seule procédure, subdivisée en deux sous-dossiers : un pour les maltraitances animales, un pour les maltraitances humaines — Chef d’escadron Dominique Élisabeth, DNLMA (Assises régionales, Toulouse, 17 mars 2025)

 

Chronologie des évolutions 2021 – 2025 :

2021 — Loi maltraitance animale : levée du secret professionnel vétérinaire.

Sept. 2022 — Création PEMA (Toulouse).

Jan. 2023 — Création DNLMA + Convention tripartite Intérieur/Agriculture/SPA.

Sept. 2023 — Création COLDEN (Lille).

Nov. 2024 — Convention PEMA / Ordre vétérinaires d’Occitanie.

Mars 2025 — Premières Assises régionales maltraitance animale (ENVT, Toulouse).

Juillet 2025 — Protocole « Une seule violence » : accueil gratuit des animaux des victimes de violences intrafamiliales.

 

“ Nous sommes tout juste en train de passer de la culture de la violence conjugale à celle de la violence intrafamiliale et il faudra encore du temps pour y intégrer la violence animale 

— Juge Clément Bergère-Mestrinaro, colloque « Une seule violence », Paris, 17 mars 2023

 

Ce qui manque encore : un réseau national formalisé, une évaluation statistique publique des dispositifs, et une recherche française publiée sur le sujet. La Fondation 30 Millions d’Amis a adressé en septembre 2025 un courrier au ministre de la Justice pour demander qu’une circulaire ministérielle soit envoyée à l’ensemble des parquets français.

 

C’est dans ce contexte qu’un cas récent, illustre mieux que n’importe quelle étude ce que le Link signifie concrètement.

 

L’histoire : L’affaire Sultane, quand l’animal libère la parole

L’affaire Sultane, jugée le 13 février 2026 par la cour criminelle de Douai, démontre avec une force bouleversante tout ce que les études scientifiques sur le Link cherchent à démontrer.

 

Sultane est une petite chienne Jack Russell. Pendant six ans, de 2017 à 2023, elle et le fils handicapé de son maître ont subi les mêmes violences en silence. Un jour, le fils a surpris son père en train d’agresser Sultane. Il a tout filmé. Il a montré la vidéo à sa voisine. Et pour la première fois, il a parlé.

 

“ Sans le savoir, cette chienne venait de libérer une parole que rien n’avait pu arracher avant elle. Des viols. De l’inceste. Des années de silence forcé 

— Le Tribunal du Net, février 2026

 

Le 13 février 2026, le père a été condamné à 10 ans de réclusion, avec 15 700 € d’indemnités (8 000 € au fils, 7 700 € à l’association LPA). Pour la première fois en France, un animal a été reconnu victime par une cour criminelle.

 

L’affaire Sultane : une double première historique

- Premier animal reconnu victime par une cour criminelle en France. Préjudice indemnisé : 4 000 €.

- C’est l’animal qui a libéré la parole d’un enfant victime de violences intrafamiliales graves. Six ans de silence brisés.


Ce cas illustre ce que l’Association Secourisme Canin et Félin- SCF enseigne : reconnaître la souffrance de l’animal, c’est apprendre à nommer touts souffrances.

 

Ce que Sultane nous enseigne

L’affaire Sultane concentre en elle toutes les dimensions du Link : le même foyer, les mêmes victimes, le même agresseur. Elle illustre aussi pourquoi l’animal peut être le premier être à qui une enfant confie ce qu’il ne peut pas encore dire. Et elle pose la question à laquelle le programme SCF tente de répondre : comment aider un enfant à parler avant que six ans ne s’écoulent ?

C’est dans cet espace entre le constat scientifique, les lacunes institutionnelles et le silence des enfants, que l’Association Secourisme Canin et Félin a choisi d’agir. Non pas par le haut, par la loi ou la circulaire, mais par le bas : dans les classes, avec les enfants, avant la crise.

 


  3. Le programme éducatif de l’Association Secourisme Canin et Félin

Les animaux : médiateurs naturels d’empathie

L’animal de compagnie peut devenir un point d’entrée pour parler de la souffrance. Des études montrent que les enfants grandissant avec un animal développent de meilleures compétences sociales. Une étude australienne (menée en 2021 sur 4 000 enfants de 5 à 7 ans) confirme des comportements prosociaux significativement plus marqués, particulièrement entre 6 et 10 ans.

 

Si la science établit ce lien depuis 30 ans, la réponse institutionnelle française, elle, a mis du temps à se mettre en place.

 

L’animal comme médiateur de la parole

L’Association Secourisme Canin et Félin a identifié un levier éducatif original : l’animal de compagnie peut devenir un point d’entrée pour parler de la souffrance.

 

L’un des effets les plus documentés de la violence chronique est la normalisation : l’enfant qui n’a connu que la violence comme mode de relation peut ne pas savoir qu’il existe autre chose. Vivre dans la peur permanente, ressentir de la douleur, être témoin de cris ou de coups, tout cela peut devenir, pour un enfant exposé depuis sa plus tendre enfance, le seul paysage qu’il connaisse. Non pas qu’il approuve ce qu’il vit, mais il n’a tout simplement pas de point de comparaison pour le nommer.

 

C’est précisément là que l’animal joue un rôle unique. Quand un bénévole de l’Association SCF montre à un enfant qu’un chien qui tremble a peur, qu’un chat qui se cache souffre, qu’un animal qui grogne dit « stop » : il lui donne un outil cognitif et émotionnel qu’il peut ensuite retourner vers lui-même : moi aussi, quand je tremble, j’ai peur. Moi aussi, quand je me cache, je souffre. Ce que je vis n’est pas normal.

 

Cette prise de conscience, que la peur, la douleur et la honte ne sont pas des conditions normales de l’existence est le premier pas vers la parole. En apprenant à reconnaître et à respecter ce que ressent un animal, l’enfant apprend, sans le savoir, à reconnaître et à respecter ce qu’il ressent lui-même.

 

Le silence face aux institutions :

Si l’enfant a des difficultés à en parler, ce n’est pas seulement par peur de l’agresseur. C’est aussi, très souvent, par peur de ceux qui sont censés le protéger. La police, la justice, les services sociaux sont perçus, dans de nombreux contextes familiaux défavorisés ou violents, comme des figures répressives plutôt que protectrices. L’enfant peut craindre que ses parents soient arrêtés, que la famille se brise, que la situation empire. Il peut avoir honte. Il peut ne pas croire qu’on le croira.

 

Le programme éducatif SCF travaille précisément sur ce verrou. Il ne présente pas les institutions comme des figures d’autorité coercitives. Il les introduit comme des « alliés », des adultes dont le rôle est d’écouter, pas de punir.

 

Il enseigne concrètement à l’enfant :

 

·  Qu’il n’est pas responsable de la violence qu’il vit ou observe.

·  Qu’il existe des adultes dont le rôle est de l’écouter sans le juger.

·  Que signaler n’est pas trahir : c’est permettre que la situation s’améliore.

· Que le 119 est gratuit, anonyme, et ne provoque pas automatiquement une intervention policière au domicile.

· Que protéger un animal maltraité et signaler une violence sur un enfant relèvent du même geste : la responsabilité et la compassion.

 

Ce faisant, le programme éducatif SCF construira ce que les études désignent comme le maillon manquant, non pas une institution qui intervient après la crise, mais un espace éducatif qui, bien en amont, donne à l’enfant les mots, les repères et les interlocuteurs pour ne plus avoir à porter seul ce qu’il n’aurait jamais dû porter. Faire de la prévention.


Un programme ancré dans le réel :

Le programme éducatif de l’Association Secourisme Canin et Félin n’est pas né d’une réflexion théorique. Il est né d’un constat de terrain : les enfants qui grandissent dans des foyers violents ne manquent pas d’intelligence ou de sensibilité, ils manquent de mots, de repères et d’interlocuteurs de confiance. Et les institutions qui pourraient les aider n’interviennent qu’après la crise, jamais avant.

Le programme éducatif SCF intervient dans cet espace vide : avant l’urgence, dans les classes, avec l’animal comme point d’entrée.

 

Quatre piliers, un objectif : la prévention

Éthique animale :

Les élèves sont invités à se mettre littéralement “à la place de l’animal” à travers des jeux de rôle, des mises en situation et des discussions adaptées à leur âge. Qu’est-ce que ressentir de la peur ? Qu’est-ce que souffrir sans pouvoir le dire ? Ces questions, posées à partir de l’animal, ouvrent naturellement sur la condition de tout être vulnérable, humain ou non. Des rencontres avec des vétérinaires et des bénévoles de refuges complètent ces ateliers en donnant corps à la notion de responsabilité envers le vivant.

 

Empathie :

À travers des récits d’animaux sauvés, des exercices d’identification émotionnelle et des rencontres avec des personnes engagées, les élèves développent leur capacité à identifier la souffrance de l’autre, à la nommer, et à y répondre. L’animal est ici un vecteur pédagogique scientifiquement validé : trois études distinctes (Bierer, 2000 ; Poresky, 1996 ; Vidovic et al., 1999) établissent une corrélation positive entre l’attachement d’un enfant à un animal et son degré d’empathie envers les autres humains.

 

Citoyenneté :

C’est le pilier le plus directement lié à la prévention des violences. Les élèves découvrent concrètement les outils de signalement : le 119, les associations, les adultes de confiance qui sont présentés non pas comme des figures d’autorité menaçantes, mais comme des alliés. Ils apprennent que signaler n’est pas trahir, que le 119 est anonyme et gratuit, et que protéger un animal maltraité et signaler une violence relèvent du même geste civique. Un parrainage symbolique d’un animal de refuge peut compléter cette dimension, en ancrant l’engagement dans le concret.

 

Initiation aux Premiers secours animaliers :

Les élèves apprennent des gestes d’urgence concrets face à un animal en détresse : comment évaluer son état, comment réagir, qui appeler. Au-delà du geste technique, cet apprentissage développe des réflexes de protection et d’attention à la souffrance qui sont directement transposables à d’autres situations de vulnérabilité humaine. Un enfant qui apprend à ne pas ignorer un animal blessé apprend aussi à ne pas ignorer une détresse humaine.

 

Correspondance avec les programmes EMC :

Thème EMC

Apport du programme SCF

Le respect du vivant

(Cycle 3)

Respecter les animaux pour étendre cette valeur à tous les êtres sensibles.

La sensibilité : soi et les autres

Développer l’empathie envers les animaux comme socle de l’empathie humaine.

Les engagements

(Cycle 4)

S’engager concrètement pour une cause collective.

La responsabilité

Apprendre à signaler une maltraitance, agir plutôt que subir.

La lutte contre les discriminations

Réfléchir aux droits des êtres vulnérables pour aborder les droits humains.

 

Un programme en développement :

Le programme éducatif SCF n’est pas une promesse. Il a déjà été testé dans des établissements scolaires d’Île-de-France, et les premiers retours sont sans appel.

Les élèves se sont montrés remarquablement réceptifs y compris, et peut-être surtout, ceux qui s’expriment peu habituellement en classe. La thématique animale désamorce les résistances et crée un espace de parole plus libre que les cours classiques d’éducation à la vie.

Les enseignants participants ont unanimement souligné la qualité des échanges générés.

 

L’objectif premier du programme : créer les conditions pour que des enfants en difficulté trouvent un premier espace d’expression sécurisé.

 

Un programme novateur :

Aucun acteur institutionnel, ni l’Éducation nationale, ni les services sociaux, ni les associations de protection animale n’intervient aujourd’hui directement en milieu scolaire sur le croisement entre bien-être animal et protection de l’enfant.

 

C’est l’angle spécifique et irremplaçable de l’Association SCF : occuper cet espace préventif que personne d’autre n’occupe, avec une approche pédagogique validée par la science et adaptée au développement de l’enfant.

 

La France accuse 10 à 15 ans de retard sur les pays anglo-saxons dans l’intégration du Link dans les politiques de prévention. L’Association SCF est l’un des rares acteurs français à agir concrètement pour combler ce retard, non pas par le haut, par la loi ou la circulaire, mais par le bas, là où tout se joue : dans les classes, avec les enfants, avant la crise.

 

Objectif : un déploiement en Île-de-France

Fort des résultats des premiers cours tests, l’Association SCF a pour objectif de déployer le programme en Île-de-France, en partenariat avec des établissements scolaires publics et privés, des collectivités territoriales, et des structures de protection animale et humaine.

 

Ce déploiement nécessite des ressources que l’association SCF ne peut pas assumer seule :

·       La formation des intervenants qui animeront les ateliers.

·       La création de supports pédagogiques adaptés à chaque niveau (cycle 3 et cycle 4), incluant des outils visuels, des fiches élèves et des guides enseignants.

·       Le financement des interventions dans les établissements, pour garantir la gratuité totale du programme pour les écoles partenaires.

·       Le suivi et l’évaluation des résultats, pour documenter l’impact du programme et construire les bases d’une future reconnaissance institutionnelle.

 

Chaque atelier représente un investissement direct dans la protection des enfants les plus vulnérables. C’est précisément là que votre soutien, qu’il prenne la forme d’un don, d’un mécénat d’entreprise ou d’un partenariat institutionnel, fait une différence concrète et mesurable.

 

 

Agir ensemble

Les données scientifiques sont claires : maltraitance animale et violences intrafamiliales s’inscrivent souvent dans un même contexte. L’enfant, témoin ou victime, porte seul un silence que la peur, la honte et la banalisation entretiennent. C’est précisément ce que fait le programme éducatif de l’Association Secourisme Canin et Félin - SCF : en partant de l’animal, il ouvre un espace où la violence peut être nommée, où le normal se distingue de l’anormal, où les structures d’aide deviennent connues et accessibles.

 


Pourquoi soutenir l’Association Secourisme Canin et Félin reconnue d’intérêt général ?

La prévention des violences se joue aussi dans les classes, bien en amont des crises. Chaque atelier qui est mené par l’Association SCF, c’est un enfant qui apprend à reconnaître la souffrance, à nommer ce qui est anormal, et à savoir vers qui se tourner.

 

Soutenir l’Association SCF, c’est :

- Permettre à des enfants d’Île-de-France de bénéficier d’ateliers gratuits sur l’empathie et le respect du vivant.

- Financer la formation des intervenants et la création de supports pédagogiques.

- Construire le maillon préventif qui manque dans la chaîne : celui qui intervient avant l’urgence.

- Investir dans une culture de la compassion. Et peut-être, à long terme, dans une société moins violente.

 

“ Éduquer à la protection du vivant, c’est investir dans une culture de la compassion. Et peut-être, à long terme, dans une société moins violente.


Trois façons de nous soutenir :

La prévention des violences ne se joue pas uniquement dans les tribunaux ou les services sociaux. Elle se joue aussi dans les classes, bien en amont des crises. L’Association Secourisme Canin et Félin a prouvé, avec ses premiers cours tests en Île-de-France, que ce programme fonctionne. Pour le déployer à l’échelle que le sujet mérite, nous avons besoin de partenaires à trois niveaux.

 

Pour les particuliers : le don citoyen

Chaque atelier mené par l’Association SCF, c’est un enfant qui apprend à reconnaître la souffrance, à nommer ce qui est anormal, et à savoir vers qui se tourner. Le programme est entièrement gratuit pour les établissements scolaires, il ne l’est que grâce aux dons.

 

Un don de 50 € finance les supports pédagogiques d’un élève pour une année complète.

Un don de 150 € finance une intervention complète dans une classe.

Un don de 500 € permet de former un intervenant SCF.

 

L’Association SCF est reconnue Organisme d’Intérêt Général : votre don est déductible à 66 % de votre impôt sur le revenu.

 

Pour les entreprises : le mécénat d’entreprise

Vous cherchez à inscrire votre engagement RSE dans une action concrète, mesurable et socialement impactante ? Le mécénat en faveur de l’Association SCF vous permet de financer directement le déploiement du programme dans des établissements scolaires d’Île-de-France, avec un retour visible : nombre d’ateliers financés, nombre d’élèves touchés, retours des enseignants.

 

Le mécénat d’entreprise en faveur d’un Organisme d’Intérêt Général ouvre droit à une réduction d’impôt de 60 % du montant du don, dans la limite de 0,5 % du chiffre d’affaires hors taxes (article 238 bis du Code général des impôts).

 

Ce que nous proposons à nos partenaires entreprises :

· Un bilan annuel d’impact chiffré (nombre d’établissements, nombre d’élèves, retours qualitatifs).

·  La mention de votre soutien sur nos supports de communication et notre site web.

· La possibilité d’impliquer vos collaborateurs dans nos actions (bénévolat de compétences, parrainage d’ateliers).

· Une rencontre avec les équipes SCF pour présenter le programme en détail.

 

Pour les institutionnels : le partenariat public

L’Association SCF s’adresse également aux collectivités territoriales, aux Directions académiques, aux Conseils départementaux et à toute structure publique engagée dans la protection de l’enfance ou la promotion du bien-être animal.

 

Notre programme s’inscrit directement dans les priorités nationales : Plan interministériel de protection de l’enfance 2023-2027, obligation légale d’enseignement du respect des animaux dans l’EMC (article L312-15 du Code de l’Éducation), et appel des acteurs judiciaires à généraliser la prise en compte du Link sur l’ensemble du territoire.

 


Ce que nous recherchons :

· Des conventions de partenariat avec des établissements scolaires volontaires en Île-de-France.

· Des subventions de fonctionnement auprès des Régions, Départements et communes pour financer les interventions dans les écoles publiques.

· Un agrément ministériel comme association éducative complémentaire de l’enseignement public, pour faciliter l’accès aux établissements scolaires.

·Des partenariats opérationnels avec les CRIP, les services de l’ASE et les structures de protection animale pour croiser les signalements et renforcer le maillage territorial.

 

La France a 10 à 15 ans de retard sur les pays qui ont intégré le Link dans leurs politiques de prévention. L’Association Secourisme Canin et Félin est prête à combler ce retard avec vous.

 

 

Soutenez-nous :

Faites un don (déductible à 66 % de vos impôts)

 

 

 


 

 

Sources et références :

•  Cour criminelle de Douai, 13 février 2026 (affaire Sultane). Savoir Animal, 20/02/2026. savoir-animal.fr. La Dépêche du Midi, février 2026.

•  Interstats Info Rapide n°47, février 2025 ; Interstats Analyse N°51. interstats.interieur.gouv.fr

•  Baromètre FACCO-Odoxa, enquête mai 2024–février 2025. facco.fr

•  LFDA, « Enfants et animaux, co-victimes », 30 juin 2025. fondation-droit-animal.org

•  LFDA, « Lien entre violence domestique et violence sur animaux », 2018. fondation-droit-animal.org

•  Revue Droit Animal, Éthique & Sciences, octobre 2018 (60+ études).

•  La Semaine Vétérinaire n°2072, 28 mars 2025 ; n°2067, 21 février 2025. lepointveterinaire.fr

•  L’Essor, 22 mars 2025 ; AFP / CNEWS, 17 mars 2025 ; ICI Occitanie / France Bleu, 9 juillet 2025.

•  France Bleu Toulouse, 26 septembre 2022. francebleu.fr

•  Gendarmerie nationale (Gendinfo), 2023 et 2025. gendarmerie.interieur.gouv.fr

•  DREES, « L’aide sociale à l’enfance », 2024 ; ONPE, décembre 2023 ; CIIVISE, novembre 2023.

•  UNICEF France, 2024. unicef.fr ; SNATED (119), 2024. allo119.gouv.fr

•  Ministère des Solidarités, Plan 2023–2027. enfance.gouv.fr

•  Konrath & O’Brien, Université du Michigan, 2010. CTREQ.

•  OMS Europe, enquête HBSC, 2024. who.int ; Commission « Enfants et écrans », Élysée, avril 2024.

•  Ipsos pour Notre avenir à tous, décembre 2024. ipsos.com/fr-fr

•  Bierer (2000) ; Poresky (1996) ; Vidovic et al. (1999) ; Hayley Christian (2021), Slate.fr.

•  Cleary et al. (2021), cité dans thèse Depigny (DUMAS HAL dumas-04291598).

•  La Dépêche Vétérinaire, 2023 ; Fondation 30 Millions d’Amis, 2023 et 2025. 30millionsdamis.fr

•  Site « Une seule violence », 2025. uneseuleviolence.org ; One Voice. one-voice.fr

•  Action Enfance, 2024 ; Fondation pour l’Enfance. fondation-enfance.org

•  AMAH, Brochure FR 2023. amah-asso.org ; Parti Animaliste, 2024.

•  Article L312-15 du Code de l’Éducation (modifié 2021).

•  Bowlby J. (1969–1980) ; Sroufe (2000) ; Weinfield & al. (1999). Cairn.info, 2019/2.

•  Agnew (1998) ; McDonald et al. (2015) ; Newberry (2017) ; Zaouche Gaudron & Molinier (2012).

•  Assemblée nationale, réponse n°7903, Journal Officiel 29 août 2023.

•  Ministère du Travail et des Solidarités. solidarites.gouv.fr

 

 
 
 

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